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Motion de censure au Tchad: les députés veulent sanctionner le gouvernement

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Au Tchad, une vingtaine de députés d’opposition a saisi le Conseil constitutionnel pour constater l’obstruction du président de l’Assemblée nationale à la motion de censure déposée contre le gouvernement. Les députés voulaient sanctionner l’exécutif pour sa gestion de la crise sociale que traverse le pays.

Le 19 octobre dernier, en pleine séance du Parlement, le député Madtoïngué Benelgar remet publiquement une motion de censure au deuxième vice-président de l’Assemblée nationale à l’attention du gouvernement.

Selon la loi, le gouvernement a trois jours pour répondre à la motion, qui demande des explications sur la gestion des revenus pétroliers, les expéditions militaires du Tchad à l’étranger ou encore la crise sociale que traverse le pays.

Mais l’opposition découvre quelques jours plus tard que le président du Parlement a refusé de transmettre la motion au gouvernement. Il décide de saisir le Conseil constitutionnel.

Le président de l’Assemblée nationale dans le viseur de l’opposition

« Nous avons saisi le Conseil constitutionnel pour que le droit soit dit, pour que prochainement de telles choses ne se répètent pas dans nos grandes institutions de la République. Il y aura une autre démarche qui visera certainement ceux qui en foulent aux pieds les textes de la République. Et vous serez informés juste après ce que nous dira le Conseil constitutionnel », explique Madtoïngué Benelgar, co-signataire de la motion de censure.

De bonne source, l’opposition entend désormais concentrer ses attaques sur le président de l’Assemblée nationale.

Par RFI

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