SFCG pour des élections apaisées en Guinée : notes de satisfaction des parties prenantes

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L’initiative de l’ONG internationale Search for common ground (SFCG) d’accroitre la sensibilisation pour aboutir à la tenue des élections locales paisibles en Guinée a suscité assez d’engouement au niveau des acteurs du processus électoral, a-t-on constaté.

Acteurs de la société civile, citoyens et porteurs du projet se disent satisfaits des actions menées sur le terrain. Au terme des activités, ils formulent quelques recommandations allant dans le sens de la pérennisation des acquis.

Leçons tirées

Alhassane Konah Baldé, point focal de Search for common ground en Moyenne Guinée affirme qu’il y a eu de la sensibilisation des populations à tous les niveaux sur les élections locales.

« L’importance de ces élections locales, la mise en œuvre de ces élections dans la paix ont été débattues. Aujourd’hui, nous pouvons dire que la population a accès à toutes les informations  liées à ces élections. Au cours des tribunes d’expressions –TEP- que nous avons animées, beaucoup de gens sont intervenus pour poser des questions à des leaders politiques, de la société civile et à des leaders syndicaux. A travers ces réalisations, nous disons que l’objectif a été atteint », se félicite-t-il.

De son côté, le vice-président du  conseil régional des organisations de la société civile de Labé, Maladho Diallo, parle des leçons tirées de différentes activités menées.

« La leçon est que nous assistons à une synergie des acteurs. Nous travaillons beaucoup sur le programme de la sensibilisation pour qu’il y ait une paix durable en Guinée, notamment dans la région de Labé. Nous faisons des échanges liés à la gestion, la prévention des conflits et sur l’alerte précoce », déclare M. Diallo.

Selon un jeune ayant participé au focus ‘’groupe jeune’’ dans la préfecture de Labé, ces travaux ont permis aux participants de se faire une perception sur le processus de vote.

« J’ai appris comment choisir en toute objectivité mon candidat à travers une analyse de son projet de société. Ce genre d’activité permet de sauvegarder la paix dans la communauté», confie-t-il.

Fanta Conté, chef de mission SFCG à Kankan au compte de la formation de journalistes pour la synergie, dira que « que l’objectif a été atteint ».

« Pour la synergie des radios, nous avons formé une cinquantaine de journalistes. Dans l’ensemble, nous sommes satisfaits parce que l’objectif a été atteint. C’est une première pour nous d’organiser une synergie à l’intérieur du pays. Nous avons constaté que c’est possible. Pourquoi ne pas démultiplier cela dans les autres préfectures ? C’est une très bonne chose parce que les gens ont vraiment suivi. On a ouvert l’antenne, des citoyens se sont exprimés et ont posé leurs inquiétudes », explique-t-elle à zoneafrique.net.

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Comme recommandations, Fanta Conté suggère : ‘’de poursuivre la formation des journalistes de l’intérieur pour les professionnaliser. Car, dit-elle, ils ont besoin de beaucoup de formations. Les journalistes de Conakry sont très en avance par rapport à ceux de l’intérieur. Pour de besoin d’équilibre, il est important de renforcer les capacités des hommes des médias à l’intérieur du pays’’.

Elle recommande également à la CENI de communiquer. Parce que, constate-t-elle, ‘’lors de la tribune, les gens ont posé beaucoup de questions sur le processus électoral. Et ça fait longtemps qu’on n’organise pas d’élections communales en Guinée. Aujourd’hui, il y a des jeunes qui ont 18 ans qui n’avaient pas cet âge lors des dernières élections communales. Ils ont besoin d’avoir plus d’informations sur l’importance de ces élections’’.

A la société civile, Fanta Conté l’invite à s’impliquer davantage, ‘’parce qu’on dit qu’elle est la voix des sans voix’’.

« Il faut qu’elle participe à toutes les étapes du processus électoral pour que les préoccupations des citoyens soient prises en compte. La société civile doit se départir de cette connotation partisane. Elle doit rester impartiale, et travailler de façon professionnelle », insiste-t-elle.

Pour sa part, Maladho Diallo de la société civile de Labé souhaite l’intensification des campagnes d’éducation citoyenne pour la préservation de la paix.

« Il faut mettre en exergue les facteurs engageant les conflits pré-électoral, électoral, et postélectoral. Car, ce sont ces trois étapes qui font qu’il y ait des crises. Quand il y a mauvais recensement, quand il y a immixtion de l’administration dans le processus électoral, et quand les résultats des élections sont tronqués, ça occasionne des frustrations. Pour éviter ça, il faut faire en que les résultats des élections reflètent l’expression des citoyens aux urnes », fait-il remarquer.

En plus, M. Diallo sollicite auprès de SFCG d’intensifier les campagnes d’éducation citoyenne pour que les gens sachent qu’il faut aller se faire recenser, comment sécuriser les bureaux de vote, afin qu’ils acceptent les résultats, au cas échéant, faire recours à la justice.

En fin, M. Alhassane Konah Baldé, point focal de Search for common ground à Labé, invite les acteurs impliqués dans le processus électoral ‘’à prendre note de tout ce qui a été dit portant sur l’organisation des élections locales dans la paix et dans la transparence’’.

 « Ceci va permettre aux citoyens de choisir leurs élus. Je dirai aux partenaires, au PNUD en particulier de continuer à appuyer les ONG, notamment SFCG à multiplier ces genres d’activités. On a besoin de continuer pour qu’il y ait plus d’impacts », conclut-il.

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