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Prostituées, clients, bénévoles: un soir au bois de Boulogne….

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Elles s’appellent Kimberley, Nathalia ou Kenza. Viennent d’Equateur, de Roumanie ou d’Algérie. Fragiles silhouettes ou fortes carrures, elles arpentent la nuit les allées du Bois de Boulogne, souvent dans l’insécurité, dans l’attente du client.

Une prostituée attend des clients dans le Bois de Boulogne à Paris le 2 mars 2012 afp/photo

Une prostituée attend des clients dans le Bois de Boulogne à Paris le 2 mars 2012
afp/photo

Les visites sont rares en ce jeudi soir. Sous les arbres, un groupe d’Equatoriennes transgenres est en pleine discussion. L’une d’elles a été agressée il y a quelque temps par de jeunes gens qui lui ont ouvert l’arcade sourcilière avec une bouteille. « Ça va mieux, dit-elle, le médecin m’a donné une pommade ». Mais elle n’a pas porté plainte. Pas toujours facile, quand on est transgenre, d’avoir une oreille attentive de la police.

Plus loin, Carla et Kimberley, Equatoriennes aux longs cheveux blonds, se réchauffent dans leur camionnette où elles ont installé un chauffage.

Bas rouges et grandes bottes blanches vernies, Kimberley est ennuyée. Arrêtée par la police « avec un petit peu de cocaïne », elle a écopé d’une amende, mais ne sait pas comment payer et s’inquiète que cela puisse la pénaliser quand elle se rendra en juin à la préfecture pour son titre de séjour.

Beaucoup sont étrangères, chaque nationalité a son secteur. Souvent sans-papiers, isolées, la plupart sont victimes de réseaux.

– Agressée à coups de pierres –

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