Traduire

Primauté des présidentielles sur les communales : la CENI se justifie

0
Vice-président de la CENI, Ibrahima Kalil Kéita

Vice-président de la CENI, Ibrahima Kalil Kéita

Soixante douze heures après l’annonce du chronogramme électoral fixant les présidentielles avant les communales, la commission électorale nationale indépendante(CENI) tient mordicus, malgré la contestation de l’opposition, à maintenir ce chronogramme.

Au cours d’un point de presse, organisé jeudi, à Conakry, quelques membres de l’institution, ont tenté d’apporter les raisons de la primauté des présidentielles sur les communales.
Selon le vice président de la CENI, Ibrahima Kalil Keita, les raisons de cette inversion est d’ordre technique, structurel et juridique.

« Puisque la CENI, entend être fidèle à la loi et aux décisions consensuelles prises par les acteurs politiques, nous avons pris les dispositions pour ces élections communales. Mais, il y avait des préalables parmi lesquels, l’assainissement du fichier électoral. Vous n’êtes pas sans savoir qu’après les élections législatives, beaucoup des remarques ont été faites sur le fichier. On a dénoncé un certain nombre de dysfonctionnement. Et la ceni devait se mettre à corriger ceux qui n’étaient pas bien pendant les législatives. C’est ainsi que nous nous sommes mis à aller sur le terrain pour identifier les incorrections ; que ça soit sur la liste électorale, que cela soit sur la cartographie… », introduit Ibrahima Kalil Keita.
Pour assoeir ces arguments, le vice-président évoque également les contraintes administratives et la crise d’Ebola ayant perturbé le travail des experts de la CENI sur le terrain. C’est ce qui, de l’avis de ce commissaire, a poussé l’institution à prendre une décision structurelle en lieu et place d’une décision conjoncturelle.

Car, selon le vice président de la ceni , »les élections communales, comme la loi l’explique, c’est avant tout, l’affaire des démembrements de la ceni et de l’administration territoriale, puisque, c’est le ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation qui indique le nombre des circonscriptions, le nombre des conseillers et fixe tous les cotas ».

« Si nous avions de la possibilité d’introduire dans le fichier de 2013 les électeurs omis, les gens qui ont l’âge, si on avait la possibilité de faire la révision et de faire les élections communales avant les présidentielles, la ceni aurait donné la priorité à l’élection communale », tranche M. Kéita.

Alpha Binta Diallo

Partager.

Laisser un commentaire