Opinion : Guinéens, pourquoi accompagner des politiciens qui bafouent vos droits ?

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Opinion- Etrange qu’ils nous disent ce qu’il faut. Alors qu’à leur niveau, rien n’est fait pour améliorer les conditions de vie des populations. Des populations, qui ne profitent pas de la générosité de leurs ressources.

La Guinée a obtenu son indépendance le 02 octobre 1958. Une souveraineté plus ou moins absurde. Car elle n’a malheureusement servi que des groupuscules pour lesquels, le seul résultat visible aujourd’hui est celui d’enfoncer le pays dans la misère. C’est comme si le droit au bonheur est exclusif.

De Sékou Touré à Alpha Condé, en passant par Lansana Conté et la parenthèse du CNDD, chaque dirigeant nous a servi des discours de bonnes intentions. Soixante ans après, les faits sont là. La Guinée manque de tout sauf des dirigeants politiques dans leur grande majorité arrivés au pouvoir très pauvres mais devenus riches dès les premiers instants aux commandes. Ce plan de maintenir ainsi le peuple dans une situation de dépendance financière et économique est simplement extraordinaire. Les Guinéens doivent enfin prendre conscience en refusant de croire que Dieu va lutter à leur place.

Les choses ont besoin de changer et cela doit-être le cas. C’est une raison d’espérer. Mais il n’y a aucune chance avec les mauvaises habitudes. Car si les décideurs ne font pas correctement leur travail, comment voulez-vous que ce pays se développe ? Les forces vives de la nation doivent sortir de l’hypocrisie pour faire des choses respectables.

De son côté, l’appareil judiciaire doit vraiment nous aider dans l’application objective des textes et lois pour amener l’administration publique à changer sa façon de gouverner et à se conformer aux exigences démocratiques.

On a des politiciens gentils et ennuyeux. Ce mystère parfois difficile à percer représente aujourd’hui une traversée de désert pour les Guinéens qui les suivent aveuglement. Ces gens ont pourtant des droits. Mais ils sont seulement impuissants puisque victimes de la mauvaise politique de l’éducation et du peu de soucis des décideurs qu’ils ont. Les jeunes et les femmes sont démarchés pour leur poids électoral. Mais une fois les élections dépassées, ces deux couches sont oubliées en attendant le prochain rendez-vous électoral. C’est triste comme statuquo.

Les jeunes et les femmes représentent un pourcentage très élevé de notre population. Une majorité silencieuse qui refuse de s’assumer. Les jeunes et les femmes doivent rectifier le tir. Ils ne doivent plus accompagner des politiciens qui ne respectent pas leurs engagements et ne croient pas en leur prétendue action.

Ne vous inquiétez pas donc pour des politiciens vulnérables. Parce que leur seule préoccupation, c’est de relever les défis de la course à l’enrichissement illicite. Peu importe si les gens qui les ont voté et qui tiennent leur légitimité n’ont ni eau, ni électricité, ni infrastructures (routières, sanitaires) et pour lesquels survivre est devenue la seule option. Cette situation est une honte pour la République !

Guinéens, la lâcheté a atteint l’insoutenable. Vous avez donc le choix entre la résignation et la prise de conscience.

Rappelez- vous juste que Dieu ne fera rien à votre place !

Aliou Baldé, journaliste analyste

+224 628 006 243

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