Nouveau partenariat de 280 millions de dollars pour la Transformation agricole inclusive en Afrique

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Quatre organisations de premier plan qui soutiennent l’agriculture africaine se retrouvent dans un partenariat stratégique novateur pour accroître les revenus et améliorer la sécurité alimentaire de 30 millions de petits ménages agricoles dans au moins 11 pays africains d’ici 2021.

Abidjan, Côte d’Ivoire, 5 septembre 2017 – Le Partenariat pour la Transformation Agricole Inclusive en Afrique (PIATA), d’une valeur de plusieurs millions de dollars, a été lancé ce jour à l’occasion de l’édition 2017 du Forum pour la Résolution Verte en Afrique 2017 (AGRF). Le PIATA est un partenariat innovant et porteur de changement ainsi qu’un moyen de financement qui mènerait vers une transformation inclusive de l’agricole dans tout le continent.

La Fondation Bill & Melinda Gates, la Fondation Rockefeller et l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) fourniront ensemble jusqu’à 280 millions de dollars américains pour catalyser et soutenir une transformation agricole inclusive dans au moins 11 pays d’Afrique, ce qui augmentera les revenus et améliorera la sécurité alimentaire de 30 millions d’exploitations agricoles familiales de petite taille.

Le PIATA est la preuve qu’un plus grand impact et une plus grande valeur peuvent être obtenus grâce à un partenariat stratégique qui s’appuie sur ce qui a été réalisé par chaque partenaire à travers le continent, et les rassemble de manière à catalyser et soutenir la transformation d’échelle.

Le PIATA constitue une collaboration majeure entre les donateurs qui s’alignent derrière « l’Agenda de Malabo, »  adopté par les chefs d’État et de gouvernements africains en 2014. Il signale un engagement durable envers le programme de transformation de l’Afrique.

Le PIATA n’est qu’un des différents moyens par lesquels chacun des partenaires soutient les pays africains en matière de transformation agricole; les membres du partenariat continuent de fournir un soutien à travers différents canaux, dont le soutien direct aux agences continentales, aux organismes gouvernementaux et aux partenaires dans les pays. L’initiative permettra aux partenaires d’aligner et de compléter les efforts existants, en réalisant de nouveaux investissements dans le développement de systèmes d’intrants, de chaînes de valeur et de politiques où ils auront le plus d’impact.

«Nous sommes heureux de faire partie du PIATA. Nous considérons cela comme une occasion de davantage tirer parti des partenaires et de leurs énormes réseaux, car nous sommes impatients de déployer les technologies que nous avons aidées à développer au fil des ans, ainsi que nos connaissances partagées et nos subventions, pour travailler avec nos distingués partenaires. Ensemble, nous espérons catalyser la recherche de la prospérité de l’Afrique grâce à l’agriculture.  Le PIATA est vital  dans notre volonté de renforcer la résilience des agriculteurs et des systèmes qui les affectent, en particulier à la lumière des défis croissants tels que le changement climatique »,  a déclaré  M. Mamadou Biteye, Directeur Général du Bureau Régional de la Fondation Rockefeller Afrique, à l’occasion de la cérémonie de lancement.

Selon le Rapport 2017 sur l’Etat de l’Agriculture en Afrique, le continent a besoin d’une révolution agricole qui soit originale et qui relie des millions de petites exploitations à des entreprises agroalimentaires, créant des chaînes d’approvisionnement alimentaires étendues, des emplois et des opportunités économiques pour de larges segments de la population. L’agriculture est encore le meilleur moyen pour une croissance économique africaine inclusive et une réduction de la pauvreté.

Une telle transformation nécessitera des engagements politiques et financiers ainsi que des politiques plus importantes de la part des secteurs public et privé. Il faudra également de nouveaux modèles de partenariat comme le PIATA, qui est considéré comme un modèle remarquable de la manière dont les partenaires peuvent collaborer avec les visions et les systèmes des pays africains pour réaliser leur propre transformation, conformément à leurs stratégies nationales de développement économique.

Rodger Voorhies, Directeur Exécutif de la Division Croissance et Opportunités mondiales de la Fondation Bill & Melinda Gates, a déclaré : «nous avons connu des progrès importants là où les pays reconnaissent l’importance cruciale de l’agriculture pour leur développement économique et contribuent à catalyser la transformation agricole avec des investissements ciblés, des politiques fondées sur des données probantes et des plans nationaux solides. Le PIATA est une plate-forme intéressante qui peut aider les pays à prendre l’initiative de la transformation agricole. Notre investissement reflète notre volonté d’aider les pays à élaborer des plans de haute qualité liés aux cadres nationaux et continentaux de responsabilisation».

Chaque partenaire du PIATA vient avec de solides réseaux constitués d’acteurs locaux, du secteur privé et d’agents de mise en œuvre à travers le continent, qui grâce à cette plateforme, vont bénéficier d’une intégration plus forte, d’investissements et d’un alignement des approches  pour accélérer non seulement le développement, mais aussi les affaires.

Réaliser le potentiel de l’Afrique exige au secteur public et privé d’utiliser de nouveaux moyens et de renforcer leur collaboration. Le rôle du secteur privé et des acteurs non étatiques, dans le développement de l’agriculture et l’appui à la formulation des programmes agricoles d’un pays, est essentiel.

Cela a été souligné par M. Sean Jones, Assistant Administrateur Adjoint au Bureau de la sécurité alimentaire de l’USAID. «Le PIATA offre une nouvelle façon de faire les affaires grâce aux nombreux acteurs publics et privés qui s’efforcent d’assurer la sécurité alimentaire et la croissance économique, telle que voulu dans les visions élaborées par les pays eux-mêmes et les objectifs énoncés dans la Déclaration de Malabo. L’agriculture est, dans son essence, une entreprise du secteur privé et l’un des meilleurs paris pour la création d’emplois et la croissance inclusive, si les bonnes politiques et les investissements permettent au secteur privé de s’épanouir. Ce partenariat offre un mécanisme novateur pour débloquer cet investissement et réaliser bon nombre d’objectifs énoncés dans la Stratégie Mondiale de Sécurité Alimentaire approuvée par notre Congrès ».

Le lancement du PIATA intervient à un moment critique dans l’histoire de l’agriculture du continent. La plupart des pays africains ont entrepris un examen rigoureux du secteur, élaborant et adoptant une nouvelle génération de plans de développement sectoriel qui les préparent aux affaires. Dans la foulée, l’Union Africaine coordonne l’examen biennal des progrès réalisés dans le cadre des objectifs du Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA), qui seront présentés dans le premier rapport d’évaluation biennal, ainsi qu’une fiche de notation pour les chefs d’État qui les guidera dans la transformation du secteur.

Le PIATA déterminera comment les partenaires s’engagent sur le continent. Dans le cadre du PIATA, les partenaires se sont engagés à influer sur un cadre de résultats partagé et à aligner les opérations nationales du PIATA sur les plans agricoles nationaux. C’est la première fois qu’un partenariat de cette échelle, qui repose sur un cadre de résultats partagé est lancé sur le continent. Ce cadre est une réalisation importante et la pierre angulaire de ce partenariat.

Accueillant le nouveau partenariat, le Dr Agnes Kalibata, présidente de l’Alliance pour une Révolution Verte en Afrique (AGRA), a exprimé sa conviction que l’initiative va contribuer de manière significative à accélérer le chemin de l’Afrique vers la prospérité en augmentant les économies et les emplois inclusifs à travers l’agriculture.

«Nous avons assisté à des progrès importants dans notre transformation agricole au cours de la dernière décennie, les pays ayant mis en priorité le secteur enregistrent des baisses notables des niveaux de pauvreté, une plus grande sécurité alimentaire et une croissance économique inclusive. Le PIATA sera essentiel pour réunir des acteurs clés afin de soutenir les gouvernements dans leur but de débloquer complètement le potentiel de l’agriculture et de l’agro-industrie de l’Afrique en tant que moteurs les plus sûrs de la création d’emplois et de la transformation économique intégrale du continent», a-t-elle déclaré.

L’AGRA est la principale institution chargée de la  mise en œuvre du partenariat dans le cadre de la nouvelle stratégie de l’institution pour le continent et le plan convenu avec les pays prioritaires. Fondée en 2006, AGRA et ses partenaires ont passé plus d’une décennie à construire les systèmes, les outils et les connaissances nécessaires à une transformation agricole inclusive. AGRA voit maintenant le partenariat comme un moyen d’étendre son soutien à la transformation agricole des pays et de servir de partenaire aux gouvernements.

L’espoir ultime est que le modèle PIATA attirera d’autres acteurs publics et privés dans le paysage agricole pour rejoindre et travailler ensemble pour soutenir l’Afrique sur le chemin de la prospérité par une transformation agricole.

Note aux Editeurs

Les 11 pays prioritaires pour le PIATA sont : Ghana, Nigeria, Mali, Burkina Faso, Rwanda, Ouganda, Kenya, Ethiopie, Tanzanie, Malawi et Mozambique.

Pour plus d’information veuillez contacter :

Felix Deyegbe : fdeyegbe@agra.org, Tél. : +225 87 29  48 20.

Serge Adam’s Diakité : RCI@acc-communication.com Tél. : +225  07 36 34 57.

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