Niger : des leaders de la société civile mis aux arrêts

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Au moins vingt trois personnes, dont des leaders de la société civile ont été arrêtées, dimanche 24 mars 2018 à Niamey, pour avoir manifesté contre un texte de loi de finances malgré l’interdiction du rassemblement pour des raisons de sécurité.

Des sources judiciaires, la plupart des manifestants sont accusés d’avoir bravé l’interdiction des autorités. On compte aussi cinq ou six responsables et activistes de la société civile, ainsi que le suppléant d’un député.

Si certains, comme Moussa Tchangari, le secrétaire général de l’association Alternative espace citoyen, ont été interpellés dès le début de la journée, d’autres, tel que Ali Idrissa, le président du Rotab – le réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire – ont été arrêté vers 17 heures alors qu’il était en réunion, et ce sans aucun mandat, précise son avocat.

Nouhou Arzika, le président du mouvement pour la promotion de la citoyenneté responsable, se trouvait lui dans un cabinet d’avocat au moment de son interpellation. Et c’est d’ailleurs suite à l’intervention d’un de ces avocats sur la télévision Labaari comme invité du journal du soir que cette télévision a été fermée par des éléments de la garde nationale. A midi heure de Niamey, ce lundi, l’accès au bâtiment de la télévision était toujours interdit.

Les acteurs de la société civile ont été entendus jusque tard dans la nuit en présence de leurs avocats qui ont pu très vite avoir accès à eux. Ce matin, ils ont reçu la visite de plusieurs représentants de la commission des droits humains. Selon les informations de RFI, ils pourraient être déférés devant la justice, ce lundi soir ou demain matin.

Par ailleurs, une télévision a été fermée et les personnes arrêtées se trouvent toujours entre les mains de la police judiciaire.

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