Madagascar : un nouveau premier ministre nommé

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Madagascar- Le chef de gouvernement malgache Olivier Mahafaly Solonandrasana a annoncé ce lundi 4 juin 2018 sa démission. Le président malgache, Hery Rajaonarimampianina, a annoncé, quelques heures plus tard, la nomination de Christian Ntsay comme nouveau Premier ministre avec comme mission de former un nouveau gouvernement.

Comme une première étape pour sortir de la crise politique que traverse Madagascar depuis plus d’un mois, le Premier ministre malgache Olivier Mahafaly Solonandrasana a annoncé sa démission dans les premières heures de la journée.

« Je vais remettre ma démission au Président de la République aujourd’hui. En tant qu’homme d’État, je ne vais pas me présenter comme un obstacle à la vie de la nation » a déclaré M. Mahafaly lors d’un point de presse à Antananarivo. »Je n’ai rien à regretter aujourd’hui et je peux partir la tête haute (…) je vous dis ‘Ce n’est qu’un au revoir' », a-t-il ajouté, sibyllin.

« Je le remercie pour les travaux accomplis pendant deux ans », lui a répondu à la mi-journée M. Rajaonarimampianina, qui doit faire une nouvelle déclaration dans l’après-midi.

Cette démission a amené la nomination du nouveau Premier ministre, Christian Ntsay, qui doit former un gouvernement de « consensus » pour apaiser les tensions dans le pays.

Objectif : mettre un terme aux manifestations quotidiennes de l’opposition, qui réclame depuis plus d’un mois la démission du chef de l’Etat, Hery Rajaonarimampianina, arrivé au pouvoir en 2014.

Le compte à rebours commence donc. Selon l’arrêt de la Haute Cour ce Premier ministre devrait être nommé dès demain pour éviter un vide institutionnel.

Une décision qui incombe au président alors que les réunions et tractations entre les deux camps se sont succédés depuis samedi, sans aboutir à un quelconque « consensus » justement.

Retour de l’armée ?

Olivier Mahafaly Solonandrasana parti, le pays risque à présent de ne pas être gouverné pendant au moins 10 jours, période fixée par la Haute Cour Constitutionnelle pour former un nouveau gouvernement.

A en juger du blocage politique persistant, il n’est pas improbable que l’armée intervienne une nouvelle fois, comme elle l’avait déjà fait en 2009 permettant à Andry Rajoelina, alors jeune maire de la capitale, de devenir un président intérimaire jusqu’aux élections de 2014.

AFP

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