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Journée internationale de la femme : le bilan du système des Nations Unies en Guinée sur Ebola

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coordinateur du système des Nations Unies en Guinée

coordinateur du système des Nations Unies en Guinée

A l’occasion de la journée internationale de la femme, organisée en fanfare au palais du peuple, ce dimanche 08 mars, le coordinateur du système des nations unies en Guinée a dressé, à sa manière, un bilan de la situation de la femme guinéenne, frappée cette dernière année par la maladie à virus Ebola.

Selon Séraphine wakana, coordinateur du système des nations unies en Guinée, l’avenir de tout un peuple repose sur la liberté de la femme. « Si la moitié des habitants de la planète ne sont pas en mesure de réaliser leurs potentiels, c’est en libérant le pouvoir des femmes que nous pouvons garantir l’avenir de chacun », affirme-t-elle.

Eu égard des atteintes par la Guinée ces dernières années dans le domaine juridique à travers des politiques nationales, favorisant la promotion de la femme à tous les niveaux, la représentante des nations unies exprime ses craintes de voir tous ces efforts freinés par la présence d’Ebola dans le pays. Car, estime-t-elle, la majorité des victimes de la maladie reste la couche féminine.

« Les différentes études d’impact économique et social de l’épidémie d’Ebola en Guinée, ainsi que l’enquête socio anthropologique en appui à la riposte réalisée dans la région de la Guinée forestière montre que la majorité des victimes d’Ebola sont les femmes. Ceci, en raison de normes sociétales qui différencient les rôles sociaux des femmes en fonction de leur sexe », annonce le coordinateur du système des nations en guinée.

Directement touchées par le virus Ebola, les femmes souffrent dans tous les secteurs de la vie. Et cette situation a engendré d’énormes pertes au niveau du secteur agricole et économique.

« La conséquence en est que 60% des cas d’infection au virus d’Ebola sont des femmes. Et elles constituent les principales sources de contamination des enfants. Il ressort aussi de ces analyses, que les femmes du secteur de la production céréalière ainsi que celles des fruits et légumes, sont rendues plus vulnérables en raison d’importantes pertes de revenu qu’elles ont subis suite à la fermeture des frontières par des pays voisins », dira Searaphine Wakana

A en croire, la représente des nations unies en Guinée, le virus Ebola, a rendu, non seulement la femme guinéenne vulnérable, mais aussi pauvre. D’où, une nécessité d’aider les femmes guéries de la maladie, victimes de nos jours d’une stigmatisation de tout genre.

Face à la psychose généralisée à cause d’Ebola, de nouveaux défis pointent. D’après les derniers chiffres publiés par les Nations Unies, environs 800 mille femmes risquent de donner naissance sans assistance médicales pendant les 12 prochains mois.

Ce qui augmente encore, aux yeux du coordinateur du système des nations unies, « les risques de décès de la mère et de l’enfant à l’accouchement ».

Zoneafrique.net

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