Hausse du prix du carburant en Guinée : un schéma en cours d’élaboration pour la reprise des manifs

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Les forces sociales de Guinée, opposées à l’augmentation du prix du carburant en Guinée, seraient en train de préparer un autre schéma de manifestations pour contraindre le gouvernement à revenir sur sa décision, a-t-on appris.

En dépit de différentes négociations ouvertes entre gouvernement et syndicats élargis aux forces sociales, les citoyens continuent d’acheter encore le litre du carburant à dix mille francs guinéens à la pompe.

Interrogé sur le bilan à mi-parcours des actions menées sur le terrain depuis l’augmentation du prix de ces produits pétroliers, le président du conseil national des organisations de la société civile guinéenne  (CNOSC), Dansa Kouroumah, s’est réjoui de la première marche pacifique organisée par les forces sociales de Guinée.

« Il faut reconnaître que la première manifestation que nous avons organisée a donné un signal fort et cela a même amené à précipiter les rencontres avec le gouvernement » s’est -il rejoui,  faisant allusion des rencontres qui ont eues lieu entre une délégation des forces sociales, dont il ne faisait pas partie,  d’une part, et celles entre le gouvernement et le syndicat, d’autre part.

« Il y a beaucoup de tentatives pour expliquer les raisons ayant poussé le gouvernement à augmenter le prix du carburant à la pompe » a fait remarquer Dansa Kouroumah. 

Regrettant la répression de deux manifestations programmées récemment par les forces sociales et le syndicat, le docteur Dansa Kouroumah a annoncé la reprise prochaine des manifestations avec de nouvelle ampleur.

« Nous sommes en train de préparer le chemin de reprise des manifestations. Quels types de manifestations avec quelle ampleur, nous allons faire. Je pense que d’ici le lundi prochain, le deadline qui a été donné, c’est le 6 août. Si les discussions du syndicat et le gouvernement, avec participation naturellement de certains délégués des forces sociales n’aboutissent pas, nous allons donner le programme des manifestations (….) Il y a beaucoup d’autres moyens dont nous n’avons pas encore implémentés. Parce que si les marches pacifiques sont facilement voire illégalement interdites par l’autorité sans preuve légale convaincante, on peut jouir d’autres types de manifestations pour nous faire entendre. Il y a une longue liste de protestations. Mais, je ne suis pas fondé du pouvoir de donner l’agenda de ces manifestations et le contenu. Seulement, à partir du 6 août 2018, nous allons dérouler cet agenda » a révélé le président du conseil national de la société civile.

Alpha Binta Diallo

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