Guinée : des centres de formation rendus opérationnels pour qualifier la police

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Guinée-Kafiliya- Les autorités guinéennes s’activent pour avoir  des services de police de qualité dans le pays. C’est dans cette optique que le Ministère de tutelle (protection civile), à travers le programme de reforme du secteur de défense et de sécurité, entend recruter plus de 4 mille policiers, les former, avant de les déployer sur le terrain.

A ce jour, deux centres de formation (Kagbelen et Kafiliya) sont identifiés et rendus opérationnels. L’école de police de Kagbelen forme des officiers de police, celle de Kafiliya –Boffa-, forme les nouvelles recrues. La dernière, couvre une superficie de 16 hectares.

Dotée de 13 salles de classes (3 fonctionnelles), des dortoirs, des bâtiments administratifs (pour le personnel d’encadrement), des toilettes, de salles de réunion, l’école nationale de police de Kafiliya a ouvert ses portes le 4 octobre 2016.

Pour une première tranche, le temple du savoir enregistre un effectif de 310 stagiaires dont 56 filles. Ces nouvelles recrues passeront trois mois de formation en Commune de base dans cette école nationale de police.

Lundi 31 octobre 2016, une équipe de journalistes multimédias a effectué une visite dans cette école. Elle est conduite par Mlle Asmaou Barry, de Coginta (partenaire technique du ministère de la sécurité et de la protection civile, aussi initiateur de ladite visite, ndlr).

Asmaou Barry (Conginta), entourée par Colonel Bangoura -gche- et Capitaine Issa Camara -droite-

Asmaou Barry (Conginta), entourée par Colonel Bangoura -gche- et Capitaine Issa Camara -droite-

Objectif : entrer en contact avec les acteurs du secteur, savoir ce qu’ils font, nouer de bons rapports, visiter les installations. « Parce qu’on estime jusque là, un fossé existe entre la police et la population », révèle Mlle Barry. En hantant les locaux, les médias peuvent voir, montrer à la population que des gens sont en formation, tout se passe ben et que ce n’est plus « la grande muette qui est là » où tout reste entre les corps en  uniforme, ajoute-t-elle.

Dans la salle de réunion, après une prise de contact avec les premiers responsables et le personnel d’encadrement, l’équipe de journalistes s’est rendue au mât où les stagiaires et tout le personnel lui ont réservé des honneurs.

Dans l’une des classes, l’instructeur, le Capitaine Mohamed Lamine Simankan, donne le cours de déontologie de la police. Il s’intitule ‘’le Fonctionnaire de police et les victimes’’. Selon le formateur, ce cours vise à aider le policier à savoir comment se comporter devant une victime d’agression, de viol, ou autre.

Capitaine M. Lamine SIMANKAN.JPG

Capitaine M. Lamine SIMANKAN.JPG

Dans cette école, plusieurs autres matières sont enseignées. « Nous avons des cours concernant l’armée, des cours de FMG, IPC-OS, des cours de règlement sur l’armée. Nous avons aussi des cours sur la Police, notamment la déontologie d’un policier. C’est pour les permettre d’avoir de comportements dignes d’un policier et l’attitude qu’un policier doit avoir vis-à-vis du public et des citoyens. Il y aura aussi des cours sur le règlement et le statut spécial de la police, des cours du secourisme, des cours de droit –qui est fondamental- dans la formation des policiers », énumère le Capitaine Simankan.

Dans le même ordre d’idées, le directeur des études, le commissaire Hamadou Diakité, déclare : « avec ce que nous voyons dans nos différents carrefours, on se rend compte que la notion sur l’exercice de la hiérarchie ainsi que le respect de la déontologie fait défaut. Donc nous mettons l’accent sur la formation commune de base avant la formation professionnelle.»

Et de poursuivre : « nous voulons donner aux stagiaires le B.a.-ba de l’art militaire, le respect de la hiérarchie, le commandement et l’endurance. Pour cela, ils vont suivre des cours de commandement, l’ordre serré, d’hygiène et éventuellement des matières liées à la police nationale et à la protection civile notamment la violence basée sur le genre, la police de proximité et surtout les cours de déontologie policière et le droit.»

Faut-il noter que cette formation est assurée par des instructeurs guinéens.

Aliou Diallo

Zoneafrique.net

 

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