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Grève des enseignants en Guinée : le mot d’ordre observé par un bon nombre d’enseignants

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Le mot d’ordre de grève lancé par le syndicaliste Aboubacar Soumah, secrétaire général du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) contesté par le gouvernement guinéen,  a été observé, lundi 12 février 2018, par un nombre important d’enseignants à travers le pays.

Selon nos constats sur le terrain, les cours n’ont pas été dispensés ce lundi comme d’habitude dans plusieurs écoles à Conakry et dans certaines villes de l’intérieur du pays.

Par exemple, au lycée et collège de Kipé dans la commune de Ratoma,  les enseignants n’ont pas du tout répondu présents. Conséquence, les élèves occupent la cour de l’école en lieu et place des salles de classe.

Venus également suivre les cours, les élèves du lycée Léopold Sédar Senghor, du collège Yaguine Koita et Fodé Tounkara dans la commune de Matoto ont été obligés de rentrer chez eux par manque d’enseignants.  Sur 23 enseignants programmés, seulement 8 ont répondu présent au lycée Léopold Sédar Senghor, apprend-t-on.

Même scénario dans certaines villes de l’intérieur du pays, notamment à Labé en moyenne Guinée et à Boké en Basse Guinée.

Le porte-parole du gouvernement, Albert Damantang Camara a indiqué dans une émission que le pouvoir ne négociera pas avec le syndicaliste Aboubacar Soumah.

« Nous, on ne peut pas se permettre cela. Il y a le SLECG légalement reconnu qui a fait une démarche officielle en nous reconnaissant. Ce qu’Aboubacar Soumah n’a pas fait » a déclaré Damantang Camara.

Il faudrait que Soumah nous reconnaisse en tant qu’interlocuteurs, insite le porte-parole du gouvernement guinéen.

Parmi les revendications, Aboubacar Soumah demande un salaire de 8 millions GNF pour les tous les enseignants.

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