Crise politique en Guinée: qui du pouvoir ou de l’opposition reculera en premier ?

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Alors que les langues se délient, le ton monte et que les positions se resserrent, les points ne bougent pas entre le pouvoir de Conakry et son opposition.

Accrochages Conakry

Accrochages Conakry

Au lendemain des violentes manifestations enregistrées  lundi et mardi à Conakry, faisant état d’au moins deux morts et d’une quinzaine de blessés, un calme ‘’précaire’’ est observé dans les différentes communes de la capitale.

Le pouvoir joue à l’apaisement, invitant ses opposants de venir autour de la table de dialogue.

De leur côté, les leaders politiques continuent  de dénoncer ce qu’ils qualifient de « fuite en avant », l’inversion du calendrier électoral et l’arrêt du processus électoral en cours. Entre autres conditions sine qua none posées par l’opposition pour venir discuter.

« L’Opposition informe que les appels actuels au dialogue du gouvernement sont plus destinés à tromper l’opinion nationale et internationale qu’à exprimer une réelle volonté d’ouverture. En tout état de cause l’Opposition, qui s’est souvent heurtée au refus de dialogue du pouvoir ainsi qu’à ses manœuvres dilatoires pour éviter d’en appliquer les conclusions, ne participera à une autre concertation avec lui qu’à la condition que la CENI gèle ses activités et annule le chronogramme inversant l’ordre des élections communales et présidentielles. »

A l’issue d’une réunion d’urgence mercredi soir, les leaders politiques de l’opposition ont décidé de d’accroître la pression sur le pouvoir de Conakry jusqu’à l’aboutissement de leurs réclamations. Ils appellent à manifester lundi dans toute la capitale, et jeudi sur tout l’étendu du territoire national.

Damantang CAMARA-Porte-parole du gouvernement

Damantang CAMARA-Porte-parole du gouvernement

Interrogé jeudi, par RFI, le porte-parole du gouvernement, Damantang Albert Camara, a expliqué qu’ « on ne peut pas continuer éternellement à remettre en cause les institutions républicaines. Parce que l’opposition a l’impression que cette institution (la CENI) agit contrairement à ses intérêts. Il faut être capable à un moment donné de respecter nos lois et règlements. »

Aliou Diallo

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