Conakry: pourquoi on ne tue qu’à Ratoma ?

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Guinée- A suivre les propos et les actes de Alpha Condé depuis l’entre deux tours de la présidentielle de 2010, la réponse est toute simple. Les peuls sont dans son viseur et rien ni personne ne peut le faire changer de position. Au point qu’il a atteint le chiffre macabre de 94 victimes dont la dernière, laisse un veuf et 6 enfants.

Ces tueries à balles réelles et les nombreux blessés s’accompagnent d’injures ethniques, de destruction de biens matériels, de vols et de viols de manière bestiale, par des forces de l’ordre et des milices toutes au service exclusif de alpha condé et de sa politique d’extermination(le mot n’est pas fort à mes yeux) de la communauté peule. Un génocide.

Sans repos et sans répit, Alpha Condé est dans sa logique aussi longtemps qu’il sera à la tête de la Guinée dont il exclut délibérément les peuls de l’administration, de l’économie, bref de tous les secteurs de la vie nationale.

Comme si tout cela ne suffisait pas, Alpha Condé a failli réussir son coup de déchirement du tissu social du Fouta-Djalon par sa politique du « manden djallon », qui a heureusement échoué grâce aux efforts conjugués des fils de la région.

Le comportement de Alpha Condé largement soutenu par les lobbys extrémistes du Rpg, est intolérable et inacceptable, surtout quand face au courroux et aux grossièretés des membres d’autres communautés juste à quelques encablures de son palais, ses sbires de gendarmes de policiers et même de bérets rouges, n’ont trouvé d’autres moyens que les prières et les caresses, pour convaincre les manifestantes à rebrousser chemin.

Là on n’est pas à Ratoma, là ce ne sont pas les peuls, le gibier de Alpha Condé. Même une simple égratignure peut lui valoir son fauteuil dont le seul mérite qu’il a de l’occuper, est la fraude à grande échelle à toutes les élections depuis 2010.

La question à laquelle il faut se poser est: que faut-il pour mettre un terme à ces tueries à répétition dont la justice entièrement dévoyée à son maître, refuse de se saisir ?

Une seule réponse: résister. Car les peuls n’ont aucune autre alternative en attendant que la communauté internationale ne s’intéresse à la situation embarrassante dans laquelle la communauté peule de Guinée vit sous le règne de Alpha Condé.

Résister ! Oui et oui. Mais aussi mener une vaste campagne d’informations à l’international et une grande mobilisation de tous les guinéens témoins de cette tragédie, en vue d’obtenir la condamnation de Alpha condé pour ses crimes odieux contre une des composantes de la communauté nationale.

L’injustice, l’exclusion, la discrimination, les frustrations constituent les ferments des violences, des révoltes, rébellions et révolutions.  Partout où un homme, un groupe d’hommes en font usage pour asseoir leur suprématie au détriment des valeurs du droit, et du meilleur vivre ensemble, la paix n’a eu droit de cité.

C’est le danger auquel est exposée la communauté peule de guinée avec le mépris et la haine de Alpha condé et qui pourrait toucher les fondements de la nation tout en exposant le pays à une guerre civile.

Voici une de ses pages de l’histoire qui mérite d’être rappelée pour illustrer ce que la frustration peut parfois avoir comme conséquence néfaste: « c’est parce que Adolf Hitler alors étudiant dans une école des beaux-arts en Autriche s’est senti victime d’injustice de la part d’un de ses professeurs qui ne lui a pas donné la moyenne, qu’il cumulera des rancœurs qui vont le pousser paraît-il, à l’holocauste de la seconde guerre mondiale« .

La leçon mérite une profonde méditation.

À bon entendeur salut.

Une chronique de Amadou Diouldé Diallo, Journaliste et historien

 

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