Procès Ousmane Gaoul: un journaliste brutalisé

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Des journalistes de la presse privée ont été empêchés de couvrir, jeudi, la deuxième journée du procès de Ousmane Gaoul, député de l’ union des forces démocratiques de Guinée.

A la surprise générale, les gendarmes postés à la rentrée de la cour du tribunal de Dixin ont signifié à ces journalistes, sans donner la moindre raison, qu’ils n’auront pas accès à la salle d’audience.

De négociation en négociation, les journalistes ont obtenu, après quatre heures d’attente, l’autorisation du procureur de la République, près le tribunal de Dixin. Sidi Souleymane N’Diaye est venu en personne pour demander aux agents de permettre à tous les détenteurs de badge de presse de rentrer.

Il n’en fallait pas plus pour que les gendarmes démontrent ce à quoi ils sont capables. Alors que certains d’entre eux procédaient à l’identification des journalistes, d’autres se sont vite opposés à la décision de leur hiérarchie.

Mohamed Valek, journaliste à espace TV

Mohamed Valek, journaliste à espace TV

Sur le champ, Mohamed Valek Touré, journaliste reporter à espace TV a été violemment pris à partie par des éléments mixtes- gendarmes et policiers- avant d’être arrêté et conduit dans une des salles au tribunal. Il sera libéré un peu plus tard avec sa caméra endommagée, son téléphone détruit et ses habits déchirés. Aux dires du pauvre journaliste, le procureur aurait même dit aux forces de l’ordre de le ligoter.

Au moment où nous quittions les lieux, des pik-up de la gendarmerie et de la police sont deployés pour chasser les journalistes. Ce n’est pas la première fois en Guinée que des hommes de medias sont aggressés par les forces de l’ordre dans l’execice de leur métier.

Alpha Binta Diallo

wwww.zoneafrique.net

 

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